À l'approche de notre départ...

Rien de tel qu'une bonne période de confinement qui joue les prolongations pour prendre le temps d'écrire et de donner des nouvelles ! Bon le 11 mai est déjà loin mais mieux vaut tard que jamais pour publier notre nouvel article ! Surtout, qu'à l'heure qu'il est, notre Toyota devait déjà être chargé direction le Canada... Les plans ont quelque peu été chamboulés ! Alors reprenons d'abord le fil en 2019...

De l'eau a coulé sous les ponts depuis l'été 2019 à Seysses Plage, laissant Alexandre au volant d'un vieux truck troué par la rouille sur un tas de sable de sablage... L'automne et l'hiver n'ont pas non plus fait de cadeau à Alexandre, partant tous les lundis matin pour une semaine de travaux accro à l'autre bout de la région et terminant sa semaine au garage avec des travaux interminables de carrosserie. Abdel avec ses doigts précis l'a bien aidé pour découper la tôle malade et ressouder de nouvelles pièces de métal pour boucher les trous et refaçonner le corps de notre Toyota. 

Découpage des bas de caisse rouillés et troués

Repartir sur une base saine

Pour ne pas refaire les erreurs du carrossier qui l'avait eu entre les mains avant que nous partions (tôle non traitée, masticage sur la rouille, quantité excessive de mastic, utilisation trop fréquente de brasure, martelage du pavillon pour pouvoir le mastiquer alors qu'il était nickel...), Alexandre s'est attelé à tout traiter avec du phosphatant avant de peindre à l’époxy là où la rouille ne devrait pas revenir de sitôt ! Et puis 2020 est arrivé et avec cette nouvelle année des heures de masticage/ponçage qui auraient pu durer moins. Mais c'est comme ça qu'on apprend ! Pour éviter de s'en dégouter, il ne manquait pas beaucoup... Alexandre a fait une pause dans la carrosserie pour faire la révision mécanique de notre Pépère. 

Ressouder des nouveaux morceaux
Mastiquer, poncer, mastiquer, poncer, mastiquer, poncer, mastiquer, poncer...

Notre Toyota retrouve un brin de jeunesse au niveau mécanique avec la remise en état de la boîte de transfert, la révision des ponts avant et arrière avec changement des roulements, restauration des bols, réglage des nez de ponts. Le système de freinage a bénéficié d'une remise à neuf avec le changement des disques, la restauration du maitre cylindre. Puis c'est au tour de l'embrayage, de son maître cylindre sans oublier la purge finale. Et enfin, entre autres au programme : changer les coussinets de bielle, les joints avant et arrière du vilebrequin, opter pour un nouveau radiateur, restaurer celui de l'habitable et récupérer le chauffage auxiliaire Eberspächer révisé par Marc Mellet, changer les silent-blocs de la caisse, les croisillons de la colonne de direction, le tableau de direction... Cela a donné à Alexandre une bonne bouffée d'air frais pour continuer à avancer dans les travaux de carrosserie sans s'en dégoûter avant une nouvelle peinture !

Il est temps de faire un point mécanique !

Peu avant le confinement, les choses se sont accélérées. Il a fallu récupérer presque tous les éléments de notre 61 chez Florent et les ramener chez nous à côté de Foix. Puis il a été temps de charger notre Toyota sur un camion plateau, le tout sous la pluie et dans le vent, en direction de Montauban pour qu'il y soit peint. Ça, c'était juste le week-end avant le confinement et nous récupérons Pépère repeint le lundi, de justesse... Heureusement que nous avions bien sûr pris soin de tout rapatrier pour avancer le remontage.  Enfin... Presque tout rapatrié ! Le pare-brise qui était resté stocké dans notre garage à Montgailhard allait nous manquer pour pouvoir rouler de nouveau au volant de notre Gaillard justement ! 


Nouvelle opération de peinture

Après les mots de Mr le Président, Alexandre n'arrête pas de tourner... Lundi soir..  Demain midi, tous confinés... C'est dans la nuit qu'il part chercher le pare brise de Montauban à Foix et dévalise nos réserves de nourriture pour tenir un siège tous les 5 avec les parents d'Alexandre ! Seule la tente de toit nous attend dans un coin du garage de Florent, comme la cerise qu'il faudra déposer sur le gâteau quand il sera terminé... La question à laquelle personne n'a alors de réponse, c'est quand ??

Notre confinement commence bien actif, il y a de l'ouvrage au remontage ! Le beau temps est au rendez-vous, nous pouvons avancer avec entrain. Attention, pas trop quand même ! Alexandre qui a travaillé tout seul sur la voiture les derniers mois se trouve un peu envahi et bousculé par autant de mains aidantes et un peu têtues s'entremêlant tout autour de lui ! Lui qui a son plan d'action bien en tête et nous qui apportons nos variantes, il nous faut nous ajuster dans un premier temps ! Malheureusement ce temps de remontage à Montauban ne peut pas durer... Très vite nous nous heurtons aux mesures prises en cette période de confinement, à savoir la fermeture des magasins de matériaux... Dans le juste plan d'action d'Alex, une chose venant l'une après l'autre, si un élément vient à manquer, tout reste en chantier... Et donc, avec l'impossibilité aussi de déplacer le 4x4, nous nous retrouvons vite arrêtés. 

Une fois repeint, le remontage peut commencer à Montauban !
La mécanique commence au plus tôt !

Faute de pouvoir avancer sur notre Gaillard, c'est quand même chez nous à Montgailhard que nous serons le mieux pour vivre cette période de confinement... Alors nous décidons de quitter Montauban, nous ne savons pas quand nous pourrons revenir, continuer à remonter celui avec qui nous ne savons même plus quand nous pourrons partir... Tout reste en suspens... Malgré l'incertitude, c'est finalement ce printemps que nous sortons tous les 3 la tête de l'eau en cette période de confinement que certains vivent comme une punition. De notre côté, nous n'avons jamais autant passé de temps tous les 3 depuis que Sacha est né et nous pouvons enfin prendre le temps de vivre simplement notre vie de famille. 

Alexandre prend le temps de faire toutes les commandes pour recevoir ce qu'il nous faudra pour avancer notre chantier. Et d'un autre côté, nous entamons notre chantier déménagement car Covid-19 ou pas, au 30 avril nous avions prévu de quitter notre appartement en Ariège ! Notre déménagement fonctionne bien par le vide. Nous n'avions pas grand chose mais tout se vend bien et petit à petit l'appartement se vide. Les journées sont belles, les 1 kilomètres réglementaires autour de nous sont en pleine nature. Nous sommes au vert dès que nous mettons le nez dehors et notre seul vrai besoin, celui de passer du temps ensemble, est comblé ! 

Le 30 avril arrivant, Alexandre charge notre break pour y transporter des éléments de notre Toyota qu'il faut encore remonter. Du Seysses à Foix, puis à Montauban pour revenir sur Foix, ils sont en partance maintenant pour Ouzous où nous déménageons et allons vivre les derniers temps du confinement. Un aller-retour puis un autre avec nos affaires, il ne reste plus qu'à passer notre dernière nuit dans un appartement vide, faire l'état des lieux et faire un 3ème trajet à 3 enfin vers les Hautes-Pyrénées pour motif familial impérieux. 

Une semaine passe à Ouzous et il n'y a plus qu'un dernier voyage à faire et non le plus simple : aller chercher Pépère à Montauban... Mon père ayant le permis remorque, Alex l'embarque en plein confinement jusqu'à Montauban où ils vont récupérer le HDJ80 de Dominique qui est l'ancien propriétaire du nôtre. Il nous dépanne sacrément pour une deuxième fois ! La première avait été pour récupérer notre 61 repeint la veille du confinement comme le carrossier venait d'avoir un accident avec son camion le lundi matin... Avec le 80, ils vont chercher une remorque, vont récupérer notre Toyota chez Bernard, un ami agriculteur de Montauban où nous l'avions laissé en toute confiance à notre départ de Montauban. Et de là, en route pour Ouzous ! Mais ce n'est pas fini ! Une fois arrivés à Ouzous et le 4x4 déchargé, il faut revenir sur Montauban, ramener la remorque louée à un particulier, ramener le 80 à Dominique, repasser voir Bernard pour récupérer les pare-chocs et rentrer à Ouzous ! Départ 6h retour final à 22h ! 

En bonne voie pour un nouveau voyage !
En route vers les Pyrénées !

Nous avons alors une petite semaine devant nous pour avancer au mieux sachant qu'Alexandre reprend les chantiers de cordiste en déplacement une semaine après. Il faut d'abord refaire le point sur ce que nous pouvons avancer avec ce que nous avons et tout retrouver alors que tout a déménagé 4 fois de lieu, ce n'est pas toujours évident. Faire, défaire, refaire, adapter, c'est le lot de chaque jour de remontage qui avance tout doucement. Remplacer les goujons de roue cassés, traiter les corps creux, peindre et parfois repeindre des éléments qui retrouverons leur place, préparer les assises, changer le pare-brise cassé... Il y a de quoi faire.  Mais sans le liège qui nous servira d'isolant, tout est encore bien ralenti. Bloqué pendant deux mois dans les entrepôts d'un transporteur, notre rouleau a bien repris la route pour nous être livré, libéré tout comme nous après le déconfinement du 11 mai. Enfin ! 

Nous allons pouvoir maintenant réorganiser l'aménagement avec le siège de Sacha qui aura sa place derrière son papa. Nous avions fait un montage "à blanc" avant le confinement, il n'y a plus qu'à tout assembler de nouveau. La base reste la même : les meubles faits par David et Monika, éprouvés au quotidien pendant des années, n'ont pas bougé ! Quelques découpes permettront d'adapter leurs volumes à notre nouvelle organisation. Il nous reste de quoi faire en tout cas et le temps qu'il nous reste est encore incertain.

Notre nouveau garage aux 4 vents
Sacha est déjà prêt à démarrer !
Une fois le liège collé, nous allons pouvoir tout réorganiser à l'intérieur ! Surprise !

Effectivement, notre vol du 25 juin a bien été annulé et pour le moment, nous n'avons pas d'autre date de départ. Nos visas expirent le 18 juillet pour Alex et le 6 Août pour moi. Bien que le Canada n'a pas fermé ses portes aux travailleurs temporaires, statut que nous avons pour le moment, les services d'immigration ont mis en place des restrictions à leur arrivée. En plus de l'autorisation de travailler, il faut pouvoir se présenter en ce moment avec des offres d'emploi, justifiant que dès la fin de la quarantaine imposée, nous serions en mesure de travailler. Nous n'avons pas ces offres d'emploi et comme beaucoup de personnes dans notre cas, nous allons demander une extension de visa, démarche que nous ne pouvons faire que dans les 30 jours avant l'expiration... 

Donc pour le moment, nous attendons. Notre demande sera-t-elle acceptée ? Aurons-nous une réponse positive avant la date d'expiration ? Comment vont évoluer les restrictions pour se rendre au Canada ? Tant d'incertitudes qu'il faut accepter en gardant le cap. De cette réponse dépendra notre départ, le nôtre, par avion, mais aussi celui de notre Toyota que nous devrons amener en Belgique pour qu'il soit chargé à Anvers en direction d'Halifax, situé à l'est du Canada. Un problème à la fois, comme dit souvent Alex en ce moment. En attendant, nous vous disons à bientôt ! Et prenez soin de vous !

Les Galopères

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