À l'approche de notre départ...

Rien de tel qu'une bonne période de confinement qui joue les prolongations pour prendre le temps d'écrire et de donner des nouvelles ! Bon le 11 mai est déjà loin mais mieux vaut tard que jamais pour publier notre nouvel article ! Surtout, qu'à l'heure qu'il est, notre Toyota devait déjà être chargé direction le Canada... Les plans ont quelque peu été chamboulés ! Alors reprenons d'abord le fil en 2019...

De l'eau a coulé sous les ponts depuis l'été 2019 à Seysses Plage, laissant Alexandre au volant d'un vieux truck troué par la rouille sur un tas de sable de sablage... L'automne et l'hiver n'ont pas non plus fait de cadeau à Alexandre, partant tous les lundis matin pour une semaine de travaux accro à l'autre bout de la région et terminant sa semaine au garage avec des travaux interminables de carrosserie. Abdel avec ses doigts précis l'a bien aidé pour découper la tôle malade et ressouder de nouvelles pièces de métal pour boucher les trous et refaçonner le corps de notre Toyota. 

Découpage des bas de caisse rouillés et troués

Repartir sur une base saine

Pour ne pas refaire les erreurs du carrossier qui l'avait eu entre les mains avant que nous partions (tôle non traitée, masticage sur la rouille, quantité excessive de mastic, utilisation trop fréquente de brasure, martelage du pavillon pour pouvoir le mastiquer alors qu'il était nickel...), Alexandre s'est attelé à tout traiter avec du phosphatant avant de peindre à l’époxy là où la rouille ne devrait pas revenir de sitôt ! Et puis 2020 est arrivé et avec cette nouvelle année des heures de masticage/ponçage qui auraient pu durer moins. Mais c'est comme ça qu'on apprend ! Pour éviter de s'en dégouter, il ne manquait pas beaucoup... Alexandre a fait une pause dans la carrosserie pour faire la révision mécanique de notre Pépère. 

Ressouder des nouveaux morceaux
Mastiquer, poncer, mastiquer, poncer, mastiquer, poncer, mastiquer, poncer...

Notre Toyota retrouve un brin de jeunesse au niveau mécanique avec la remise en état de la boîte de transfert, la révision des ponts avant et arrière avec changement des roulements, restauration des bols, réglage des nez de ponts. Le système de freinage a bénéficié d'une remise à neuf avec le changement des disques, la restauration du maitre cylindre. Puis c'est au tour de l'embrayage, de son maître cylindre sans oublier la purge finale. Et enfin, entre autres au programme : changer les coussinets de bielle, les joints avant et arrière du vilebrequin, opter pour un nouveau radiateur, restaurer celui de l'habitable et récupérer le chauffage auxiliaire Eberspächer révisé par Marc Mellet, changer les silent-blocs de la caisse, les croisillons de la colonne de direction, le tableau de direction... Cela a donné à Alexandre une bonne bouffée d'air frais pour continuer à avancer dans les travaux de carrosserie sans s'en dégoûter avant une nouvelle peinture !

Il est temps de faire un point mécanique !

Peu avant le confinement, les choses se sont accélérées. Il a fallu récupérer presque tous les éléments de notre 61 chez Florent et les ramener chez nous à côté de Foix. Puis il a été temps de charger notre Toyota sur un camion plateau, le tout sous la pluie et dans le vent, en direction de Montauban pour qu'il y soit peint. Ça, c'était juste le week-end avant le confinement et nous récupérons Pépère repeint le lundi, de justesse... Heureusement que nous avions bien sûr pris soin de tout rapatrier pour avancer le remontage.  Enfin... Presque tout rapatrié ! Le pare-brise qui était resté stocké dans notre garage à Montgailhard allait nous manquer pour pouvoir rouler de nouveau au volant de notre Gaillard justement ! 


Nouvelle opération de peinture

Après les mots de Mr le Président, Alexandre n'arrête pas de tourner... Lundi soir..  Demain midi, tous confinés... C'est dans la nuit qu'il part chercher le pare brise de Montauban à Foix et dévalise nos réserves de nourriture pour tenir un siège tous les 5 avec les parents d'Alexandre ! Seule la tente de toit nous attend dans un coin du garage de Florent, comme la cerise qu'il faudra déposer sur le gâteau quand il sera terminé... La question à laquelle personne n'a alors de réponse, c'est quand ??

Notre confinement commence bien actif, il y a de l'ouvrage au remontage ! Le beau temps est au rendez-vous, nous pouvons avancer avec entrain. Attention, pas trop quand même ! Alexandre qui a travaillé tout seul sur la voiture les derniers mois se trouve un peu envahi et bousculé par autant de mains aidantes et un peu têtues s'entremêlant tout autour de lui ! Lui qui a son plan d'action bien en tête et nous qui apportons nos variantes, il nous faut nous ajuster dans un premier temps ! Malheureusement ce temps de remontage à Montauban ne peut pas durer... Très vite nous nous heurtons aux mesures prises en cette période de confinement, à savoir la fermeture des magasins de matériaux... Dans le juste plan d'action d'Alex, une chose venant l'une après l'autre, si un élément vient à manquer, tout reste en chantier... Et donc, avec l'impossibilité aussi de déplacer le 4x4, nous nous retrouvons vite arrêtés. 

Une fois repeint, le remontage peut commencer à Montauban !
La mécanique commence au plus tôt !

Faute de pouvoir avancer sur notre Gaillard, c'est quand même chez nous à Montgailhard que nous serons le mieux pour vivre cette période de confinement... Alors nous décidons de quitter Montauban, nous ne savons pas quand nous pourrons revenir, continuer à remonter celui avec qui nous ne savons même plus quand nous pourrons partir... Tout reste en suspens... Malgré l'incertitude, c'est finalement ce printemps que nous sortons tous les 3 la tête de l'eau en cette période de confinement que certains vivent comme une punition. De notre côté, nous n'avons jamais autant passé de temps tous les 3 depuis que Sacha est né et nous pouvons enfin prendre le temps de vivre simplement notre vie de famille. 

Alexandre prend le temps de faire toutes les commandes pour recevoir ce qu'il nous faudra pour avancer notre chantier. Et d'un autre côté, nous entamons notre chantier déménagement car Covid-19 ou pas, au 30 avril nous avions prévu de quitter notre appartement en Ariège ! Notre déménagement fonctionne bien par le vide. Nous n'avions pas grand chose mais tout se vend bien et petit à petit l'appartement se vide. Les journées sont belles, les 1 kilomètres réglementaires autour de nous sont en pleine nature. Nous sommes au vert dès que nous mettons le nez dehors et notre seul vrai besoin, celui de passer du temps ensemble, est comblé ! 

Le 30 avril arrivant, Alexandre charge notre break pour y transporter des éléments de notre Toyota qu'il faut encore remonter. Du Seysses à Foix, puis à Montauban pour revenir sur Foix, ils sont en partance maintenant pour Ouzous où nous déménageons et allons vivre les derniers temps du confinement. Un aller-retour puis un autre avec nos affaires, il ne reste plus qu'à passer notre dernière nuit dans un appartement vide, faire l'état des lieux et faire un 3ème trajet à 3 enfin vers les Hautes-Pyrénées pour motif familial impérieux. 

Une semaine passe à Ouzous et il n'y a plus qu'un dernier voyage à faire et non le plus simple : aller chercher Pépère à Montauban... Mon père ayant le permis remorque, Alex l'embarque en plein confinement jusqu'à Montauban où ils vont récupérer le HDJ80 de Dominique qui est l'ancien propriétaire du nôtre. Il nous dépanne sacrément pour une deuxième fois ! La première avait été pour récupérer notre 61 repeint la veille du confinement comme le carrossier venait d'avoir un accident avec son camion le lundi matin... Avec le 80, ils vont chercher une remorque, vont récupérer notre Toyota chez Bernard, un ami agriculteur de Montauban où nous l'avions laissé en toute confiance à notre départ de Montauban. Et de là, en route pour Ouzous ! Mais ce n'est pas fini ! Une fois arrivés à Ouzous et le 4x4 déchargé, il faut revenir sur Montauban, ramener la remorque louée à un particulier, ramener le 80 à Dominique, repasser voir Bernard pour récupérer les pare-chocs et rentrer à Ouzous ! Départ 6h retour final à 22h ! 

En bonne voie pour un nouveau voyage !
En route vers les Pyrénées !

Nous avons alors une petite semaine devant nous pour avancer au mieux sachant qu'Alexandre reprend les chantiers de cordiste en déplacement une semaine après. Il faut d'abord refaire le point sur ce que nous pouvons avancer avec ce que nous avons et tout retrouver alors que tout a déménagé 4 fois de lieu, ce n'est pas toujours évident. Faire, défaire, refaire, adapter, c'est le lot de chaque jour de remontage qui avance tout doucement. Remplacer les goujons de roue cassés, traiter les corps creux, peindre et parfois repeindre des éléments qui retrouverons leur place, préparer les assises, changer le pare-brise cassé... Il y a de quoi faire.  Mais sans le liège qui nous servira d'isolant, tout est encore bien ralenti. Bloqué pendant deux mois dans les entrepôts d'un transporteur, notre rouleau a bien repris la route pour nous être livré, libéré tout comme nous après le déconfinement du 11 mai. Enfin ! 

Nous allons pouvoir maintenant réorganiser l'aménagement avec le siège de Sacha qui aura sa place derrière son papa. Nous avions fait un montage "à blanc" avant le confinement, il n'y a plus qu'à tout assembler de nouveau. La base reste la même : les meubles faits par David et Monika, éprouvés au quotidien pendant des années, n'ont pas bougé ! Quelques découpes permettront d'adapter leurs volumes à notre nouvelle organisation. Il nous reste de quoi faire en tout cas et le temps qu'il nous reste est encore incertain.

Notre nouveau garage aux 4 vents
Sacha est déjà prêt à démarrer !
Une fois le liège collé, nous allons pouvoir tout réorganiser à l'intérieur ! Surprise !

Effectivement, notre vol du 25 juin a bien été annulé et pour le moment, nous n'avons pas d'autre date de départ. Nos visas expirent le 18 juillet pour Alex et le 6 Août pour moi. Bien que le Canada n'a pas fermé ses portes aux travailleurs temporaires, statut que nous avons pour le moment, les services d'immigration ont mis en place des restrictions à leur arrivée. En plus de l'autorisation de travailler, il faut pouvoir se présenter en ce moment avec des offres d'emploi, justifiant que dès la fin de la quarantaine imposée, nous serions en mesure de travailler. Nous n'avons pas ces offres d'emploi et comme beaucoup de personnes dans notre cas, nous allons demander une extension de visa, démarche que nous ne pouvons faire que dans les 30 jours avant l'expiration... 

Donc pour le moment, nous attendons. Notre demande sera-t-elle acceptée ? Aurons-nous une réponse positive avant la date d'expiration ? Comment vont évoluer les restrictions pour se rendre au Canada ? Tant d'incertitudes qu'il faut accepter en gardant le cap. De cette réponse dépendra notre départ, le nôtre, par avion, mais aussi celui de notre Toyota que nous devrons amener en Belgique pour qu'il soit chargé à Anvers en direction d'Halifax, situé à l'est du Canada. Un problème à la fois, comme dit souvent Alex en ce moment. En attendant, nous vous disons à bientôt ! Et prenez soin de vous !

Les Galopères

Le Canada, c'est pour 2020 !

L'été à Seysses Plage est déjà presque terminé et tandis que les jours raccourcissent, le compte à rebours vient d'être lancé pour nous ! Bien que nous souhaitons définitivement nous installer au Canada, nous ne pouvons pas encore présenter notre dossier de demande de résidence permanente. Mais dans l'attente, nous avons été très agréablement surpris de découvrir que nous pouvions présenter une nouvelle demande de visa Vacances Travail ! Étant donné que nous en avons eu un en 2014 et que de nouveaux accords avaient été signés entre la France et le Canada à ce sujet en 2015, nous étions en droit d'en demander un deuxième ! A peine inscrits courant janvier, nous comprenons que nous avons peu de chance d'être tirés au sort mais on ne sait jamais !

Entre temps, je remplis notre demande de résidence permanente. Nous n'avons malheureusement pas les fonds nécessaires ou une offre d'emploi valide pour être admissibles, bien que nous ayons de nombreux points, ce qui est déjà positif et nous place en bonne position pour espérer être sélectionnés. Mais pour cela nous devrons attendre... Le temps passe, l'hiver se termine, le printemps s'installe et c'est aux portes de l'été que j'ai l'incroyable surprise d'être tirée au sort ! Pas besoin de se faire priée, je m'exécute à remplir le dossier et rappelle le numéro avec lequel le Canada me connait déjà, précisant que nous viendrons tous les 3, qu'Alexandre et moi avons déjà eu un PVT et j'en profite pour rappeler son numéro d'identifiant. J'en profite pour glisser aussi que nous voulons nous installer, bien décidés à demander la résidence permanente dans tous les cas ! 

Le rêve canadien sur fond turquoise à Moraine Lake, en Alberta

Je renvoie le tout au plus vite mais sans empressement quand même, il ne faudrait pas oublier des éléments ! Les nouvelles ne tardent pas puisque je reçois quelques jours plus tard une demande à aller déposer mes données biométriques dans les 30 jours. Pour cela, il faut se rendre sur Lyon ou Paris... Les chantiers d'Alexandre tardent à reprendre, j'allaite toujours Sacha... C'est donc tous les 3 que nous devons y aller et c'est décidé, pas besoin de réfléchir très longtemps, nous irons 10 jours plus tard. Encore sous la surprise d'avoir été tirée au sort, nous ne nous doutons pas que nous serons doublement surpris quelques jours plus tard, à peine le temps de laisser un week-end ! Le lundi se termine pour nous tandis qu'au Canada, la journée bat son plein. Une nouvelle arrive dans la boîte mail d'Alexandre et nous avons du mal à croire au hasard, surtout quand le douanier canadien nous avait dit il y 5 ans que le Canada ne nous oublierait pas suite aux difficultés à récupérer la voiture au port de Montréal... Il est tiré au sort à son tour, invité lui aussi à présenter une demande de visa ! Ni une ni deux, son dossier est rempli et renvoyé dans les 2 heures. Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'il reçoive à son tour la convocation pour aller déposer ses données biométriques. Nous avons prévu d'y aller pour moi le vendredi, autant y aller une seule fois pour nous 2 ! 

Pause sur les pistes du Saskatchewan

Bingo ! Alors que nous allons prendre la route vers Lyon le jeudi, nous recevons l'excellente nouvelle le mercredi soir qu'Alexandre doit aller déposer lui aussi ses données biométriques au plus tôt. C'est donc doublement heureux que nous embarquons tous les 3 pour un voyage en Passat vers la région lyonnaise. Comme se faire prendre en photo et déposer ses empreintes n'est qu'une formalité, nous en profitons pour joindre l'utile et l'agréable en allant rendre visite à Elsa et Quentin que nous avions rencontrés au Chili. C'est un grand plaisir de les retrouver et nous nous rappelons ensemble nos bons souvenirs partagés en Amérique du Sud. Mais nous avons aussi le plaisir de passer voir Tito au rassemblement des Crazy Toys où nous passerons notre première nuit sous tente avec notre petit homme avec réveil sous une pluie battante !

The Chief, Squamish, Colombie Britannique

Sur notre route pour rentrer chez nous, une halte dans le massif central nous permet de charger un pare-prise et des ceintures de sécurité pour notre Toyota qui n'attend que ça que nous prenions chaque jour un peu plus soin de lui pour retrouver une nouvelle jeunesse. Et puis, c'est tacite, si nous obtenons nos visas, il est évident que nous repartons avec lui, notre compagnon, notre maison, notre refuge... Nous en aurons besoin en arrivant sur notre nouvelle terre ! Au cœur de l'été, la remise en état de la carrosserie bat son plein mais la mode n'est pas au bikini à Seysses plage lorsqu'il s'agit de sabler, de meuler ou de souder. Alex est toujours bien occupé alors que les semaines passent et que ses chantiers ne reprennent toujours pas... Les bonnes nouvelles sont qu'il peut travailler sur Pépère en attendant et qu'il a trouvé un soudeur qui pourra avancer au niveau des ailes arrières lorsque le travail aura repris pour Alexandre.   

De retour de Maligne Lake, après une journée les fesses dans le canoë, en Alberta

S'écoule un mois puis un autre avant que nous recevions tous les deux des nouvelles canadiennes ! Nous avons donc droit à un nouveau visa vacances travail d'une durée de 2 ans avec pour condition d'être entrés de nouveau sur le territoire canadien avant le 18 juillet 2020 ! Tic Tac, le compte à rebours commence alors ! Maintenant nous sommes fixés et savons exactement combien de temps il nous reste pour remettre en état notre cher Toyota, mettre quelques économies de côté avant de s'envoler de nouveau vers le Canada, 6 ans après la première fois. 

Tandis que la nuit tombe et que l'ombre du Black Tusk reste, Whistler, Colombie Britannique

Les chantiers ont repris plein boom pour Alexandre, au nord de Montauban. Il décolle toutes les semaines pour y travailler. De mon côté, je prépare la rentrée en me lançant dans une activité de psychomotricienne à domicile. Nous avons de quoi faire les prochains mois avant notre départ. Notre petit bonhomme quant à lui a 6 mois et deux dents maintenant. Il croque la vie à pleines dents, c'est le cas de le dire, tandis que nous lui préparons un avenir canadien... Mais avant tout, avant que la rentrée n'occupe tous les esprits, nous sommes allés faire un petit tour à Valloire, à la 18ème foire du 4x4 et du Tout Terrain. Nous y avons retrouvé avec toujours autant de plaisir ceux qui nous ont aidés dans notre impulsion de départ et que nous avons embarqués avec nous d'une certaine façon dans notre belle aventure, notre tranche de vie sur les routes américaines. Aujourd'hui encore, ils nous rappellent, en toute amitié bien sûr, qu'ils sont contents que nous repartions !

A bientôt,

Les Galopères

En attendant, nous admirons Foix en feu !

L'été 2019 du Gaillard Galopère à Seysses Plage !

Entre le garage et le potager ariégeois, l'été bat son plein pour les Galopères, p'tit Galopère et leur Gaillard ! C'est qu'il en faut de la bonne énergie en provenance du jardin pour s'attaquer au nouveau chantier qui s'est dressé devant nous à partir du moment où nous avons commencé à vider Pépère, et ce, très récemment alors que nous sommes rentrés en France il y a maintenant plus d'un an.

Une fois l'aménagement retiré, il a fallu s'attaquer aux kilos de poussière qui s'était accumulée dans les recoins les plus inaccessibles lorsque tout était en place. 

Pouah !
Satanée poussière qui s'était infiltrée partout... notre Toyota va perdre quelques kilos !

Défaire pour refaire, telle est l'idée maintenant que nous sommes 3 et que nous avons pour projet de repartir vivre pour de bon au Canada. Notre compagnon de route reste notre fidèle compagnon mais en tant que futur résident permanent canadien, il ne sera plus l'unique gros porteur de tous nos biens qu'il a été durant ces dernières années. Ce n'est pas que nous avons beaucoup plus de choses aujourd'hui et puis de toute façon, les meubles en palettes seront brûlés en grand feu de joie à notre départ... Mais nous n'y vivrons plus dedans de la même manière !
 
Toujours plus léger
Il va falloir fermer la bouche en roulant maintenant !




Une fois vidé, notre Toyota s'est dévoilé tout nu et nous avons vite constaté qu'il a bien ramassé... Nous n'étions pas confiants quant au travail effectué sur la carrosserie avant qu'il soit peint il y a 6 ans maintenant. Aujourd'hui nous sommes sûrs qu'il n'a pas été protégé correctement et la rouille s'est bien installée... Donc, nous n'avons pas le choix et Alexandre s'est lancé dans de nouveaux travaux de carrosserie qu'il ne pensait pas avoir à faire, exactement là où justement ça avait été touché. Dans la mesure du possible je l'accompagne avec Sacha au garage mais un petit bonhomme avec décapage, meulage et  sablage ne font pas bon ménage. Alors c'est plutôt jardinage bien qu'il soit plus facile pour lui de tenir une clé de 14 qu'une fourche ! 





Pendant que Sacha fait des siestes au jardin, (Silence, ça pousse !...) Alex s'est attaqué au sablage de la caisse et aux résistances du mastic présent en grosse quantité. Sans oublier de passer une couche de phosphatant pour que le métal soit bien protégé le temps qu'il faut avant de continuer les travaux de carrosserie. 

La rouille... Tout un art ! 
Du beau travail à récupérer...
Attention zone mastiquée !
Une sableuse...
Presque une tonne de sable au final...
S'attaquer à un côté...
Puis à l'autre...
Et apprécier à nu l'ampleur des dégâts après avoir lutté contre le mastic...

C'était les dernières nouvelles en images, en direct de Seysses Plage où le soleil et le sable ne sont pas synonymes de vacances ! Nous vous disons à bientôt et nous vous souhaitons de passer un bon été !

Les Galopères. 


Toutes les photos du Gaillard version 2.0 sont par ici ! 

https://photos.app.goo.gl/Z3ukhcSoM6gK4yANA
Album "Parure de rouille"
https://photos.app.goo.gl/3Av4rXJvbyZy8CzT6
Album "En direct du garage !"


https://photos.app.goo.gl/i4fM5LRNmrt8dv6q8
Album "Soleil, sable et compresseur à Seysses Plage !"

Le printemps 2019 des Galopères : Vivre, Partager, Transmettre...

Voici maintenant 7 semaines que notre petit clandestin, conçu en Uruguay, a décidé de pointer le bout de son nez. Nous disons bien "décidé" parce qu'il nous a vraiment laissé le temps de nous préparer à son arrivée, se manifestant seulement un jour avant le terme prévu du 19 février.

2018 s'était terminé pour nous par une virée dans les Alpes et nous avons ainsi fait quelques 8000 kilomètres depuis décembre sur les routes, pour nos "dernières vacances à 2", pour visiter ici et là des amis et de la famille. Rentrés depuis mai 2018, nous en avons fait des kilomètres pour répondre aux invitations mais nous commencions à sentir qu'il était temps de nous arrêter et que ce serait à notre tour d'inviter. Nous avons beau avoir été sur les routes pendant les dernières années et bien habitués mais il devenait indispensable que nous calmions les voyages aussi bien pour nous que pour le petit à venir. Pourtant, à ce moment-là, le petit d'homme à 7 mois de gestation n'était nullement dérangé de parcourir la France d'Ouest en Est, bien au chaud à 37,2°C. 

Un ami nous a dit un jour qu'avant l'arrivée d'un nouveau venu dans une famille, il y avait souvent un déménagement... Effectivement, il était bien prévu en janvier que nous quittions l'appartement d'Albi prêté depuis juillet. Mais c'est bien la première fois que nous avons été aussi rapides pour faire nos bagages et mettre les voiles ! Notre nouvelle compagne de voyage, notre Volkswagen Passat, est chargée à bloc en moins de 24h et se profile pour nous un départ inattendu à Cadarache, du côté de Manosque, pour un mois de travail pour Alexandre. Le mercredi, tout est calé, nous quittons Albi le jeudi et le travail commencerait le lundi. Un mois dans la douceur du Sud-Est, près des Gorges du Verdon, il est évident que je suis Alexandre là-bas, quitte à y accoucher puisque nous allons sérieusement nous rapprocher du terme. Nous sommes réactifs, prêts et confiants jusqu'à ce que, le vendredi, 16h30... tout est annulé à l'Est et nous nous retrouvons avec toutes nos affaires chargées dans la voiture et sans toit sur la tête... 

Mi-janvier 2019... Nous nous rappellerons toujours que nous avons alors commencé une période plus sdf que jamais et malgré le fait que nous ayons vécu dans une voiture les dernières années, prêts à tout, il y a des moments où ça commence à devenir une urgence de trouver un nid... Mais notre vie nomade continue, je suis Alexandre là où le travail l'amène à être, il est hors de question maintenant que nous soyons séparés géographiquement de nouveau, que ce soit pour l'arrivée du bébé comme pour notre moral à nous deux. Après ce faux-départ à Cadarache, une mission d'une semaine à Iraty, dans les Pyrénées Atlantiques, nous amène à prendre un studio sur Airbnb. Puis le travail l'entraine deux semaines à Saint Antonin Noble Val, dans le Tarn et Garonne. Et donc je suis bien sûr ! Les parents d'Alexandre, persuadés que je vais accoucher au final à Montauban, nous accueillent tous les 2 et demi à bras ouverts chez eux sachant que le petit clandestin, à moins d'un mois du terme, peut arriver du jour au lendemain sans souci maintenant.

Mais tous les week-ends, nous sommes en Ariège où il est prévu que j'accouche. Depuis notre retour, nous n'attendons que ça de retrouver les Pyrénées, Nous y avons rencontré l'anesthésiste, la visite avec une sage-femme pour le dernier mois de grossesse a eu lieu. Tous les week-ends nous sommes en visite pour essayer de trouver un appartement et donc notre petit nid... Ce n'est pas faute d’amasser les brindilles avec soin mais nous devons être une espèce d'oiseaux rares pour qu'à ce moment-là nous n'ayons pas encore trouvé l'arbre prêt à nous accueillir pour nous établir dans ses branches. Des logements, promis à d'autres, nous passent sous le nez. Nous n'avons pas de CDI, pas de situation professionnelle stable, sans congé maternité pour moi et au chômage,  en intérim pour Alex, ça dissuade certains propriétaires ou agences immobilières... Nous nous tournons vers les organismes de logements sociaux mais sans avis d'imposition des années précédentes pour justifier de nos ressources, notre dossier ne passera même pas en commission ! 

Décidément, nous ne rentrons vraiment pas dans les cases, ces fameuses cases qu'il semble falloir respecter pour trouver une place ici ! Et dire que c'est hors la loi que nous allons devoir mettre au monde notre petit clandestin ! Et oui, tant que nous n'avons pas déclaré nos revenus comme il se doit en mai ou juin prochain, le Centre des Finances nous a donc qualifiés de personnes en "situation irrégulière" ! Ben voyons ! Nous aimerions tellement dire "Back to the car", notre unique vrai "chez nous" mais ça n'est pas possible et puis, de toute façon, nous n'avons même pas le droit de conduire Pépère ! Il est non assurable ici pour nous puisque nous sommes considérés comme jeunes conducteurs... Bien le Bonjour en France après 4 ans à l'étranger ! Il est dur l'accueil depuis mai 2018 mais nous souhaitons partir au plus tôt. Malheureusement nous ne savons pas quand, cela n'est pas entre nos mains ! 

Finalement, 10 jours avant le 19 février, nous visitons enfin un appartement qui pourrait nous convenir ! Un toit suffisamment grand pour nous y installer à 3, accueillir enfin du monde plutôt que de nous déplacer toujours. Le gros point positif : nous allons avoir un garage et un jardin et cela, à seulement 2 kilomètres de Foix ! C'est presque inespéré et alors que c'est la dernière semaine avant le terme, nous donnons notre accord, nous le prenons !! Il est moins juste de toute façon... L'appartement est moche et vieux mais il ne manque pas d'espace et son environnement nous plait bien, dans le petit village de Montgailhard (nous ne pouvions pas mieux trouver !), près d'une rivière calme. Tandis que nous sommes sur Montauban et que nous venons de raccrocher avec les propriétaires qui vivent dans l'Aude, il est lundi soir, le rendez-vous est pris le jeudi pour récupérer les clefs. 

Le mardi à la première heure, j'appelle les fournisseurs d'énergie. Effectivement, nous n'y avons pas l’électricité ni le chauffage pour le moment. Il faut relancer tous les compteurs... Et bien qu'un délai de 5 jours au maximum doit être respecté par leurs services, nous aurons une personne pour ouvrir le gaz le lundi suivant, le 18, mais pour ce qui est de l’électricité, ça ne leur pose aucun problème de nous proposer un rendez-vous au 25 seulement, soit 13 jours plus tard, une semaine après la naissance... Alexandre fait des bonds et nous nous voyons déjà devoir investir les lieux dans un appartement sans électricité ni chauffage avec un nouveau-né. Cela ne choque personne chez Edf alors il prend le téléphone, s'arme de patience et enfin après une heure, il va réussir à joindre le service qui s'occupe de venir faire les ouvertures de compteurs. Effectivement, les 5 jours doivent être respectés et c'est soulagés que nous aurons les deux rendez-vous au 18, soit la veille du terme. C'est parfait, surtout qu'Alexandre est persuadé que notre petit bonhomme ne pointera le bout de son nez qu'avec la pleine Lune, au 19 février !

De Montauban, nous organisons notre déménagement et prenons la route avec notre fidèle Gaillard, chargé de ce qui meublera un peu ce nouvel appartement, bien trop grand pour nous, par rapport au peu que nous possédons. C'est un ultime voyage pour le ramener avec nous alors que voici des mois que nous ne pouvons plus rouler avec et que nous en avons mal aux tripes... Il attendait patiemment chez les parents d'Alexandre que nous prenions enfin soin de lui. Bien que les vibrations soient bien plus fortes sur la route que dans la Passat, il nous amène avec douceur tous les deux presque trois jusqu'à bon port, fidèle et loyal. Il sait que c'est pour un nouveau départ puisque avoir un garage, c'est pour lui que nous y tenions. 

Nous allons pouvoir démonter tout ce qu'il y a dedans et stocker, pour le ramener à Seysses, chez Egal16, dans le garage de Florent qui nous laisse de nouveau une place pour commencer enfin notre révision du retour ! De Foix, ça ne fera pas très loin pour Alexandre pour aller y travailler dessus et c'est toujours un plaisir de retrouver Florent et l'aider dans ses tâches à lui ! En pensant à ces futurs jours de mécanique, nous n'espérons alors qu'une chose : que notre petit bonhomme soit en bonne santé et qu'il puisse très vite nous accompagner partout. Ses premiers jouets ne pourraient-ils pas être une clé de 12 et une de 14 ?? C'est la base pour un bébé conçu dans un Toyota ! Et j'espère bien aider Alex dans cette nouvelle révision, pour un nouveau départ ! 

Tandis que nous voyageons vers l'Ariège, les parents d'Alexandre prennent notre Passat, la familiale, elle aussi bien chargée et nous nous retrouvons à notre nouvelle adresse pour y décharger nos affaires. Puis nous reprenons la route tous les 4 vers Montauban d'où nous ferons un dernier voyage le lendemain. Dimanche 17 février, à la première heure, c'est vers Saint-Girons que nous allons pour récupérer un frigo. Puis retour à Foix. Nous y récupérons un canapé dans l'après-midi avant d'aller chercher à Pamiers un bureau en début de soirée. Nous rentrons enfin à l’appartement, il fait nuit. Sans électricité ni chauffage jusqu'aux rendez-vous prévus le lendemain, il fait quand même 14°C et à la lueur des bougies, nous savourons une part de la pizza sortie du four du pizzaiolo, à 300m. De toute façon, nous avons tout ce qu'il nous faut avec Pépère avec nous. Le réchaud est parfait pour nous préparer une infusion chaude, nous retrouvons tout ce avec quoi nous avons vécu notre quotidien dans notre Toyota ! Et tandis que nous nous blottissons tendrement l'un contre l'autre sous notre chaud duvet de plumes, savourant de nous reposer confortablement sur le matelas de la tente de toit, c'est à ce moment-là que je perds un peu de liquide amniotique et nous filons à l'hôpital, persuadés que c'est une fausse alerte. 

J'ai ressenti les premières contractions dans la nuit et tandis que le travail s'est mis en route et que notre petit bonhomme se décide vraiment à arriver, Alex doit s'éclipser dans la matinée pour le rendez-vous pour l'ouverture du gaz. Et c'est quand notre fiston a commencé à montrer sa tête dans l'après-midi que le technicien pour l'ouverture du compteur d’électricité a appelé Alexandre pour le rendez-vous qu'il a bien sûr accepté de décaler d'une heure pour qu'il soit bien présent à la naissance de son fils ! 16h21, lundi 18 février, c'est la tête la première que notre petit Sacha, avec ses 49 centimètres et ses 3,220 kilos, débarque en personne dans notre vie tourmentée par ces 9 mois de retour en France... Mais tout ce que nous avons vécu de bon pendant ces 4 années et que nous aimons partager, tout ce que nous vivons de bon aujourd'hui, nous allons maintenant aimer le transmettre, sachant que nous n'attendons plus qu'un nouveau départ à 3, vers le Canada...

A très bientôt,

Les Galopères

 

A 6 pieds et 6 roues ! En route pour 2019 !

A 4 pieds et 4 pneus... C'est ainsi que nous sommes partis en mai 2014 pour le Canada et nos 2 roues de secours ne nous ont pas servi puisque nous n'avons pas crevé en 4 ans sur les routes américaines. Pourtant, elles étaient bien là et lorsque nous sommes rentrés en France en mai 2018, c'est bien à 6 pieds et 6 roues que nous sommes arrivés, un petit clandestin s'était invité dans l'aventure... 18 février 2019, à son poids de croisière de 3,4 tonnes, notre Gaillard s'est chargé d'un petit 3,220 kilos supplémentaires et un petit bonhomme de 49 centimètres prénommé Sacha est arrivé la tête la première dans nos vies ! Nous voici tous rapatriés en Ariège maintenant (à Montgailhard, ça ne s'invente pas) et alors que Sacha prend bien du poids, Pépère en perd pour une nouvelle préparation d'un nouveau départ ! 


With 4 feet and 4 tires... That's how we left France to Canada in May 2014 and we didn't use our 2 spare wheels because we didn't have flat tire during 4 years on American roads. However, we had them with us and when we came back to France in May 2018, we arrived with 6 feet and 6 wheels, a little stowaway took his place in the adventure... February 18th of 2019, at its cruising weight of 3.4 tons, our Toyota "Gaillard" gained 3,220 kilos extra and a little guy of 49 centimeters named Sacha arrived head first in our lives ! Here we are all repatriated in Ariège now (in Montgailhard, we couldn't do better !) and while Sacha is gaining weight, our Toyota loses some weight for the preparation of a new journey !

A 4 pies y 4 llantas... Así es como salimos en mayo de 2014 para Canadá y nuestras 2 ruedas de repuesto no nos sirvieron ya que no tuvimos en 4 años en las rutas americanas. Sin embargo, estaban con nosotros y cuando regresamos a Francia en mayo de 2018, es a 6 pies y 6 ruedas que llegamos, un pequeño clandestino se había invitado a la aventura... 18 de febrero de 2019, a su peso de crucero de 3.4 toneladas, nuestro Toyota Gaillard se hizo cargar de un poco más de 3,220 kilos y un hombrecito de 49 centímetros llamado Sacha llegó en nuestras vidas ! Aquí todos estamos repatriados en Ariège ahora (en Montgailhard, no se inventa) y mientras Sacha está ganando peso, nuestro Toyota está perdiendo para la preparación de un nuevo viaje !

Automne 2018, Nos projets en gestation !

5 mois (déjà ?!) que nous sommes de retour en France et c’est impressionnant à quel point cela peut paraître court et long en même temps ! De nombreuses fois, beaucoup de personnes nous ont posé la question : « Alors pas trop dur ce retour ? » ou bien « Alors ça fait quoi de retourner à la vraie vie ? » ou encore « C’est comment le retour à la réalité ? »… Pourquoi ? Avons-nous vécu un rêve ? Une fausse vie ?  Était-ce juste une parenthèse ? Non, durant ces 4 dernières années, nous pouvons dire que nous avons vraiment vécu notre VIE, que nous ayons été sur les routes ou sédentaires, et que nous comptons bien continuer ! Nous avons découvert et apprivoisé des voies qui sont devenues des choix de vie, des valeurs que nous avons faites nôtres et des désirs qui nous font avancer. Nous sommes toujours en route bien que parfois arrêtés, bloqués, frustrés mais n’avons-nous pas appris qu’une panne demande son temps de réparation pour repartir plus fort et de plus belle ? Une grosse différence cependant, nous avons adoré faire des détours pendant ces 4 dernières années, alors qu’aujourd’hui nous voulons vivre notre vie sans détour ! 

Quitter Albi le temps d'un week-end pour retrouver nos chères Pyrénées
Le Cirque de Gavarnie, par ses chemins moins connus bien sûr !
Une merveille de nature telle qu'on les aime !
L'hiver n'est jamais très loin...

Nous avons une base-vie temporairement sur Albi, depuis notre retour puisque nous avons commencé à y travailler 4 jours après avoir atterri en France. C’est de là qu’Alex a pu repartir toutes les semaines vers de nouveaux chantiers en tant que cordiste ou en tant que contrôleur de soudure. Nous pouvons vous dire que se monter micro-entrepreneur nous a paru bien compliqué par rapport à ce que nous connaissons outre-Atlantique ! Il repart toujours avec notre fidèle compagnon motorisé, le seul sur lequel nous avons pu compter encore et toujours. Plus de 4 mois qu’il est de retour sur le sol français et il a déjà pris 17000 kilomètres au compteur ! Mais alors qu’il s’est mis à montrer quelques signes de faiblesse, il était temps de correctement prendre soin de lui pour qu’il puisse repartir plus fort que jamais. Mais comment faire autrement que de rouler avec quand nous n’avons pas le choix, quand bien même son pays d’origine ne lui permet pas d’avoir le contrôle technique à cause de quelques points de rouille ?? Besoin de lui pour aller travailler, travailler pour pouvoir prendre soin de lui… Ça va, nous avons assez serré les fesses sur les routes, enfin surtout Alex, depuis que nous sommes en France de nouveau, entre un défaut de contrôle technique et un contrat d’assurance caduque... Mais nous avons enfin pu envisager d’acheter une voiture pour pouvoir le mettre au repos, le soigner et soigner nos euros qui filaient vite à coup de centaines de litres de gazole… Dire que les prix argentins nous faisaient déjà mal avec une moyenne de 0,85 centimes le litre de gazole il y a quelques mois. Autant vous dire qu’ici en France, ça passe vraiment mal ! 

Compagnon de chantier
Compagnon de tous les jours, toujours... Pépère les regarde en attente de retrouver sa liberté !

De retour en France, nous voici considérés de nouveau comme jeunes conducteurs puisque nous n’avons pas conduit en France ces dernières années… Mais malgré cela, nous avons trouvé depuis peu la voiture break familiale ! Une voiture suffisamment grande pour mettre un matelas et dormir dedans. Une voiture suffisamment confortable pour faire de longues routes en diminuant de moitié la consommation de gazole par rapport à notre Toyota… Ce n’est pas un mal car en consommant 12L/100, Pépère n’est vraiment pas bien en France ! Et nous avec quand une grosse partie de notre budget pour vivre part en gazole ! Il est vrai que nos besoins ces dernières années étaient simples : manger et faire avancer notre Toyota mais de retour en France, il faut multiplier le budget par 5 au moins, un luxe ! En rentrant sans le sou, il faut bien quelques mois pour commencer à sortir la tête de l’eau ! Mais nous commençons à souffler un peu, enfin. Il le fallait parce que, depuis notre retour, les pauvres 6 jours que nous avions réussi à passer tous les 2 ne nous ont pas trop permis de reprendre des forces ! Pas simple quand, mois après mois, notre petit clandestin conçu en Amérique du Sud, s’épanouit dans son nid chaud et douillet avant de demander toute notre disponibilité à partir de février !

Rocamadour sublimé par les couleurs du couchant
Au petit jour, le ballet des montgolfières peut commencer...
Et les danseuses animent la cité !

Et oui, nous nous préparons au débarquement d’un petit voyageur ! Nous avons toujours dis que nous partions à 4 pieds et 4 roues, mais nous avons toujours oublié dans le compte nos roues de secours. Du coup, nous sommes rentrés à 6 roues et 6 pieds ! Conçu en Uruguay, chilien de cœur et futur canadien, notre petit d’homme s’invite dans la belle aventure de notre vie et va la révolutionner aussi sacrément ! Jusqu’à maintenant, il est déjà bien embarqué dans nos petits périples français, de nos belles journées dans nos chères Pyrénées à crapahuter, à nos émerveillements comme lors du festival de Montgolfières à Rocamadour ou dans un autre genre, les courses du circuit d'Albi ! 


Spectacle d'un autre genre : Midjet !
Battle de Drift
Et le clou du spectacle, course de camions !

Nous vous souhaitons à tous un bel automne ! A bientôt ! 

Les Galopères